




En 2002, San Antonio récupère enfin Manu Ginóbili, choisi à la draft 1999 mais resté encore un temps en Europe. L’arrière argentin débarque dans une équipe déjà bâtie autour de Tim Duncan, Tony Parker et David Robinson. Le genre de vestiaire où il faut gagner sa place, pas seulement porter un nom sur la feuille de match.
Sa première saison NBA, en 2002-2003, le voit s’intégrer à une rotation redoutable dans un collectif qui avance surtout par la défense et la discipline. Ginóbili apporte vite ses changements de rythme, ses prises d’intervalle et cette façon bien à lui de faire basculer une possession. Pas toujours très académique, mais souvent très efficace.
Au printemps 2003, San Antonio termine en tête de la conférence Ouest puis traverse les séries jusqu’à la finale NBA. Face aux New Jersey Nets, les Spurs concluent l’affaire en six matchs et décrochent le titre. Pour Ginóbili, c’est une entrée express dans le grand bain américain : première saison, premier anneau, et déjà une réputation de joueur qui adore compliquer la vie des défenses adverses.
À San Antonio, 2002 annonce surtout la suite : l’arrivée d’un arrière capable de jouer les trouble-fête dans une machine déjà bien réglée. Les défenseurs, eux, ont découvert assez vite qu’avec Ginóbili, le ballon pouvait changer de direction plus vite qu’un mauvais virage pris sur le périphérique.
Fiche technique
