




Dallas Mavericks, 1998 : la franchise change d’angle le soir de la Draft, quand Dirk Nowitzki arrive depuis Milwaukee dans un échange qui surprend encore les suiveurs de l’époque. Le jeune intérieur allemand débarque dans une ligue où son jeu à distance intrigue autant qu’il déroute ; à Dallas, on comprend vite qu’on tient plus qu’un simple pari de recrutement.
La saison 1998-1999, raccourcie par le lock-out, sert surtout de laboratoire. Dans une équipe qui commence à s’organiser autour de Michael Finley et Steve Nash, Nowitzki apprend à tenir le rythme NBA sans perdre ce qui fera sa signature : une main sûre, un tir propre et un calme presque insolent pour un rookie.
Les Mavericks ne gagnent pas encore les projecteurs avec lui, mais la base est là. Cette année-là, Dallas pose la première pierre d’une construction qui prendra du temps ; à l’échelle de la NBA, c’est souvent ainsi que les grandes histoires commencent : pas avec une fanfare, plutôt avec un joueur qui, dès ses premiers mois, oblige tout le monde à revoir ses repères. Et parfois, les défenses comprennent un peu tard qu’elles ont laissé entrer un meneur de jeu de 2,13 m.
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