




Los Angeles Lakers, 1984 : James Worthy arrive dans une équipe déjà construite autour de Magic Johnson et Kareem Abdul-Jabbar, avec le poids d’un premier choix de draft acquis en 1982. Dans le jeu rapide des Lakers, son accélération et sa capacité à finir près du cercle collent parfaitement au rythme du Showtime, où chaque contre-attaque pouvait basculer en quelques dribbles.
Cette saison-là, le grand rendez-vous reste la finale NBA face aux Celtics. Boston impose une série très physique, et le Game 5 au Boston Garden, joué dans une chaleur étouffante, résume bien l’atmosphère : rythme haché, contact permanent, et peu de répit pour les extérieurs californiens. Worthy doit y trouver sa place sans perdre son agressivité.
Dans ce genre de duel, les Lakers avancent souvent par fulgurances plus que par longs discours. Worthy incarne cette capacité à changer de tempo en une possession, à courir dès que l’espace s’ouvre et à peser sur les rebonds comme si le parquet avait quelque chose à lui répondre. En 1984, Boston prend l’avantage, mais la rivalité s’épaissit encore — et au Boston Garden, la climatisation avait visiblement décidé de rester en tribune.
Fiche technique
