



Le 28 janvier 1990, au Super Bowl XXIV, Joe Montana joue l’un de ces soirs où tout semble lui obéir. Face à Denver, il termine avec cinq passes de touchdown et les San Francisco 49ers s’imposent 55-10. Pas vraiment le genre de finale qui se joue au couteau : plutôt une démonstration, avec Montana en chef d’orchestre et une attaque qui déroule sans lever le pied.
Quelques mois plus tard, la saison 1990 prend une tournure bien plus rugueuse. En finale de conférence NFC, les 49ers retrouvent les Giants et s’inclinent 15-13, au terme d’un match qui s’achève sur une énorme charge de Leonard Marshall sur Montana. L’action reste célèbre parce qu’elle résume tout ce football-là : peu de place pour l’erreur, et encore moins pour l’attaque quand la défense décide de fermer la porte.
Ce qui rend cette période fascinante, c’est le contraste entre l’aisance du Super Bowl XXIV et la tension de la suite. Montana reste le visage d’une attaque d’une précision redoutable, capable de faire paraître simples des séquences qui ne l’étaient pas du tout. Dans cette NFL-là, les cheveux étaient plus fournis, les plaquages plus francs, et le suspense parfois expédié par une seule action bien sentie.
Fiche technique
