





L’année 1987 est certainement l’une des plus grandiose de l’histoire de l’équipe de France de Rugby.
En réalité, l’origine de cette saison historique est à chercher dès novembre 1986 et la victoire contre les All Blacks à Nantes. Remonté comme jamais par Jacques Fouroux et sa préparation militaire, les Bleus s’imposent face à la Nouvelle Zélande, avec une agressivité certaine, certains parlerons même d’une « sauvagerie » .Mais en brisant ainsi le mythe All Black, les coéquipiers de Daniel Dubroca et Serge Blanco acquièrent une confiance décisive en leur rugby.
Qui se vérifie lors du tournoi des 5 Nations 1987 lors duquel le maillot bleu au coq triomphe. Et de la plus belle des manières puisque la France réalise le 4ème Chelem de son histoire en ayant battu au passage les Anglais à Twickenham et les Irlandais à Dublin. Le tout avec un effectif restreint puisque Jacques Fouroux n’a recours qu’à 17 joueurs pour battre britanniques et irlandais.
Mais cette saison 1987 se poursuit exceptionnellement et les joueurs retrouvent leurs maillots au coq dès le mois de mai pour disputer la 1ère Coupe du Monde de rugby. Celle-ci se dispute à des milliers de kilomètres de là où le jeu a trouvé son origine puisque c’est la Nouvelle Zélande qui a l’honneur d’accueillir cette grande première. Les 1ers matchs des coéquipiers de Philippe Sella se disputent d’ailleurs dans une certaine confidentialité, mais les Bleus sortent logiquement de leur poule malgré un nul initial contre l’Écosse (20-20). Roumains et Zimbabwéens ne faisant pas le poids malgré leurs courages.
En quart de final, des essais d’Alain Lorieux, Laurent Rodriguez et Patrice Lagisquet permettent à la France de se sortir d’une mauvaise posture face au jeu plein de folie des Fidjiens. « Ils donnent l’impression de jouer leur va-tout de la 1ère à la dernière minute » résumera, décontenancé, l’ouvreur français Guy Laporte décisif par son jeu au pied.
Pour la suite du menu, c’est l’Australie qui se présente pour une demie finale épique que certains décriront comme le plus grand match de rugby de tous les temps. Au sang froid et réalisme des Wallabies incarnés par le buteur Michaël Lynagh et le grand, l’immense David Campese répondent la puissance des avants français récompensés par l’essai de Loirieux et les fulgurances des arrières français avec les essais de Philippe Sella et Patrice Lagisquet. Et l’implacable Didier Camberabero qui permet aux hommes au maillot bleu de recoller au score à la dernière minute grâce à sa précision face au poteau. Prolongations ? Non car l’instant de grâce arrive avec cet essai au bout du temps de Serge Blanco qui permet à la France d’accéder à la finale de la 1ère Coupe du Monde.
Face aux All Blacks qui évoluent devant leurs public de l’Eden Park d’Auckland, les français ne déméritent pas mais sont étouffés par la puissance et la justesse de néo-zélandais, revanchards depuis le camouflet de Nantes. La France s’incline 29-9 avec un essai du valeureux Pierre Berbizier.
Fiche technique
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